RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE
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Intervention de M. Ahmed OUYAHIA, Premier Ministre, à la cloture des assises nationales de l'agriculture

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Nationale des Paysans Algériens,
Mesdames et Messieurs les cadres et responsables,
Chers frères fellahs,

C’est avec un grand plaisir que je prends la parole devant vous, à l’occasion de ces assises nationales de l’Agriculture.

En effet, vous êtes les représentants de l’Algérie profonde où le Gouvernement a besoin de se ressourcer périodiquement. De plus, l’Agriculture est un secteur important ; c’est le second producteur de biens après celui des hydrocarbures. Enfin, l’Agriculture est un domaine prometteur pour le développement local, pour la création de richesses, pour l’offre d’emplois et pour les exportations hors hydrocarbures.

Chers frères fellahs,

Vos assises ont bénéficié d’un important message du Président de la République, S.E.M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, message fait d’une analyse lucide du secteur agricole ; d’un soutien réaffirmé aux agriculteurs et d’un appel à la mobilisation de tous les intervenants dans ce secteur.  

Vos assises ont aussi entendu de riches communications présentées par plusieurs ministres, ce qui permet à tous les participants de disposer du même niveau d’informations et d’éviter ainsi les critiques infondées notamment sur les efforts de l’Etat.

Vos assises ont également adopté des recommandations, produites par 09 ateliers ayant regroupé plus de 700 participants.

Je vais à mon tour partager avec vous quelques remarques complémentaires liées à cet important secteur de l’économie nationale.

Mesdames et Messieurs,

En premier lieu, j’appelle les agriculteurs à concourir à une mutation des mentalités pour faciliter le développement et la modernisation de l’agriculture.

Le développement de l’agriculture passe d’abord par une plus grande mise en valeur de la terre. Une agriculture moderne ne peut admettre que près de 3 millions d’hectares de terres agricoles ne soient pas exploitées chaque année.

Et dans ce cadre, l’Etat veillera à une véritable exploitation des terres agricoles publiques concédées ou attribuées. L’Etat fera respecter aussi le principe selon lequel, « La terre à celui qui la travaille ».

Le développement de l’agriculture passe aussi par une plus grande mise en valeur des terres à travers le Sud et les Hauts Plateaux. Dans ce même cadre, nous devons ouvrir un débat sur la mise en valeur des terres ARCH, d’une manière consensuelle et profitable d’abord aux populations concernées.

La modernisation de l’agriculture exige l’apport du capital qui sera bien sûr encadré par la loi, qu’il s’agisse du capital privé national ou qu’il s’agisse du capital mixte entre étrangers et nationaux. Les idéologies ne doivent pas priver notre agriculture de l’apport du capital comme ailleurs dans le monde.

Cette modernisation nécessite aussi un effort plus important en matière de mise à niveau de ses techniques et de mécanisation de ses travaux. Des progrès doivent être accomplis dans ce cadre pour l’amélioration des productions agricoles et pour attirer davantage les jeunes vers l’activité agricole.

Chers frères fellahs,

En 2ème lieu, l’agriculture sera partie prenante du renforcement de la décentralisation.

L’agriculture sera érigée en préoccupation majeure des Walis de la République. Grâce à une plus grande implication des collectivités territoriales dans le domaine de l’agriculture, les terres agricoles seront mieux préservées, l’investissement progressera mieux dans l’agriculture et une plus grande synergie sera développée entre les différents intervenants publics et privés concernés par l’agriculture.

En 3ème lieu, conformément aux orientations de M. le Président de la République, le Gouvernement veillera, dans le budget 2019, à maintenir le niveau actuel du soutien public à l’agriculture.

Rappelons que ce soutien a fortement augmenté en 2018, et s’élève ainsi à plus de 130 milliards DA, dont 70 milliards de soutien à la production agricole à travers les Offices, et 61 milliards à travers les Fonds dédiés à l’agriculture et au développement rural.

Chers frères fellahs,

En 4ème lieu, le gouvernement s’attellera à renforcer les synergies pour la valorisation de tout ce que l’Etat met en place au bénéfice de l’agriculture. A ce sujet, je citerai 03 exemples.

Le premier concerne la formation. A travers plus de 30 Facultés et Instituts, l’Université délivre annuellement plus de 13.000 diplômes dont 5000 masters dans les spécialités liées au monde agricole. De son côté, à travers près de 300 Centres et Instituts, le secteur de la Formation Professionnelle délivre annuellement près de 30.000 diplômes dans des spécialités liées à la production agricole ainsi qu’à la mécanique agricole.

Cet important potentiel humain, jeune et compétent, doit être encouragé davantage à s’engager dans l’agriculture pour y apporter son savoir faire et pour contribuer au rajeunissement de la population agricole.
 
Le 2ème exemple est relatif à la mécanisation de l’agriculture qui souffre du manque de machines, ce qui en réduit les résultats et augmente la pénibilité du travail. En même temps le pays produit des machines agricoles avec des partenaires étrangers de renom. Ces machines ne se vendent pas assez malgré l’aide financière de l’Etat. C’est là une anomalie qui doit être corrigée avec, notamment, le concours des coopératives agricoles.

Le 3ème exemple concerne l’environnement de l’agriculture, qu’il s’agisse des circuits de distribution, qu’il s’agisse de la transformation agro-alimentaire ou qu’il s’agisse des exportations agricoles.

D’importants avantages sont accordés à l’investissement dans tous ces domaines qui doivent accompagner le développement de l’agriculture. Le Gouvernement s’attachera à faire travailler plus ensemble les secteurs concernés par ces problématiques, avec la participation des instances et associations des agriculteurs pour augmenter le traitement des produits agricoles par l’industrie agro-alimentaire, pour encourager le développement des circuits de distribution des produits agricoles en impliquant les coopératives agricoles et pour encourager les exportations des produits agricoles grâce à l’intervention d’entreprises spécialisées.

En outre, compte tenu des attentes du pays envers l’agriculture, le Gouvernement sera disposé à améliorer les encouragements et incitations en place pour faire progresser le développement et la modernisation de l’agriculture.

Il en sera ainsi dans l’encouragement des jeunes diplômés à s’engager dans l’activité agricole. Il en sera de même pour encourager les exploitants agricoles à recourir davantage aux moyens modernes pour améliorer les rendements, pour réaliser une économie de l’eau ou pour développer l’utilisation des énergies renouvelables.

En parallèle, nous vous appelons à vous organiser. Organisez-vous davantage entre exploitants agricoles, au sein des coopératives, au sein des chambres, autour de votre organisation nationale. Plus organisés, vous pourrez mieux profiter des moyens mis à votre disposition, vous pourrez moderniser mieux vos exploitations, vous pourrez défendre plus vos intérêts professionnels. Plus organisés, vous ferez progresser l’agriculture dans la modernisation de ses méthodes et dans l’amélioration de ses résultats.

Chers frères fellahs,

Ma 5ème et dernière remarque concerne les recommandations élaborées et adoptées par vos assises.

Toutes ces recommandations feront l’objet d’une étude diligente par le Gouvernement. Nous dégagerons ainsi avant la fin de l’année une série de mesures pour améliorer le soutien public à l’agriculture, pour valoriser davantage ce secteur économique vital et pour développer aussi la pêche et les forêts.

Cet engagement du Gouvernement envers l’agriculture se veut un témoignage de reconnaissance envers les fellahs. Cet engagement au côté des agriculteurs fait partie aussi de la mobilisation nationale prônée par le Président de la République pour la construction d’une Algérie forte et prospère.

Merci de votre aimable attention.


Intervention de M. Ahmed OUYAHIA, Premier Ministre, à la cloture des assises nationales de l'agriculture

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Nationale des Paysans Algériens,
Mesdames et Messieurs les cadres et responsables,
Chers frères fellahs,

C’est avec un grand plaisir que je prends la parole devant vous, à l’occasion de ces assises nationales de l’Agriculture.

En effet, vous êtes les représentants de l’Algérie profonde où le Gouvernement a besoin de se ressourcer périodiquement. De plus, l’Agriculture est un secteur important ; c’est le second producteur de biens après celui des hydrocarbures. Enfin, l’Agriculture est un domaine prometteur pour le développement local, pour la création de richesses, pour l’offre d’emplois et pour les exportations hors hydrocarbures.

Chers frères fellahs,

Vos assises ont bénéficié d’un important message du Président de la République, S.E.M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, message fait d’une analyse lucide du secteur agricole ; d’un soutien réaffirmé aux agriculteurs et d’un appel à la mobilisation de tous les intervenants dans ce secteur.  

Vos assises ont aussi entendu de riches communications présentées par plusieurs ministres, ce qui permet à tous les participants de disposer du même niveau d’informations et d’éviter ainsi les critiques infondées notamment sur les efforts de l’Etat.

Vos assises ont également adopté des recommandations, produites par 09 ateliers ayant regroupé plus de 700 participants.

Je vais à mon tour partager avec vous quelques remarques complémentaires liées à cet important secteur de l’économie nationale.

Mesdames et Messieurs,

En premier lieu, j’appelle les agriculteurs à concourir à une mutation des mentalités pour faciliter le développement et la modernisation de l’agriculture.

Le développement de l’agriculture passe d’abord par une plus grande mise en valeur de la terre. Une agriculture moderne ne peut admettre que près de 3 millions d’hectares de terres agricoles ne soient pas exploitées chaque année.

Et dans ce cadre, l’Etat veillera à une véritable exploitation des terres agricoles publiques concédées ou attribuées. L’Etat fera respecter aussi le principe selon lequel, « La terre à celui qui la travaille ».

Le développement de l’agriculture passe aussi par une plus grande mise en valeur des terres à travers le Sud et les Hauts Plateaux. Dans ce même cadre, nous devons ouvrir un débat sur la mise en valeur des terres ARCH, d’une manière consensuelle et profitable d’abord aux populations concernées.

La modernisation de l’agriculture exige l’apport du capital qui sera bien sûr encadré par la loi, qu’il s’agisse du capital privé national ou qu’il s’agisse du capital mixte entre étrangers et nationaux. Les idéologies ne doivent pas priver notre agriculture de l’apport du capital comme ailleurs dans le monde.

Cette modernisation nécessite aussi un effort plus important en matière de mise à niveau de ses techniques et de mécanisation de ses travaux. Des progrès doivent être accomplis dans ce cadre pour l’amélioration des productions agricoles et pour attirer davantage les jeunes vers l’activité agricole.

Chers frères fellahs,

En 2ème lieu, l’agriculture sera partie prenante du renforcement de la décentralisation.

L’agriculture sera érigée en préoccupation majeure des Walis de la République. Grâce à une plus grande implication des collectivités territoriales dans le domaine de l’agriculture, les terres agricoles seront mieux préservées, l’investissement progressera mieux dans l’agriculture et une plus grande synergie sera développée entre les différents intervenants publics et privés concernés par l’agriculture.

En 3ème lieu, conformément aux orientations de M. le Président de la République, le Gouvernement veillera, dans le budget 2019, à maintenir le niveau actuel du soutien public à l’agriculture.

Rappelons que ce soutien a fortement augmenté en 2018, et s’élève ainsi à plus de 130 milliards DA, dont 70 milliards de soutien à la production agricole à travers les Offices, et 61 milliards à travers les Fonds dédiés à l’agriculture et au développement rural.

Chers frères fellahs,

En 4ème lieu, le gouvernement s’attellera à renforcer les synergies pour la valorisation de tout ce que l’Etat met en place au bénéfice de l’agriculture. A ce sujet, je citerai 03 exemples.

Le premier concerne la formation. A travers plus de 30 Facultés et Instituts, l’Université délivre annuellement plus de 13.000 diplômes dont 5000 masters dans les spécialités liées au monde agricole. De son côté, à travers près de 300 Centres et Instituts, le secteur de la Formation Professionnelle délivre annuellement près de 30.000 diplômes dans des spécialités liées à la production agricole ainsi qu’à la mécanique agricole.

Cet important potentiel humain, jeune et compétent, doit être encouragé davantage à s’engager dans l’agriculture pour y apporter son savoir faire et pour contribuer au rajeunissement de la population agricole.
 
Le 2ème exemple est relatif à la mécanisation de l’agriculture qui souffre du manque de machines, ce qui en réduit les résultats et augmente la pénibilité du travail. En même temps le pays produit des machines agricoles avec des partenaires étrangers de renom. Ces machines ne se vendent pas assez malgré l’aide financière de l’Etat. C’est là une anomalie qui doit être corrigée avec, notamment, le concours des coopératives agricoles.

Le 3ème exemple concerne l’environnement de l’agriculture, qu’il s’agisse des circuits de distribution, qu’il s’agisse de la transformation agro-alimentaire ou qu’il s’agisse des exportations agricoles.

D’importants avantages sont accordés à l’investissement dans tous ces domaines qui doivent accompagner le développement de l’agriculture. Le Gouvernement s’attachera à faire travailler plus ensemble les secteurs concernés par ces problématiques, avec la participation des instances et associations des agriculteurs pour augmenter le traitement des produits agricoles par l’industrie agro-alimentaire, pour encourager le développement des circuits de distribution des produits agricoles en impliquant les coopératives agricoles et pour encourager les exportations des produits agricoles grâce à l’intervention d’entreprises spécialisées.

En outre, compte tenu des attentes du pays envers l’agriculture, le Gouvernement sera disposé à améliorer les encouragements et incitations en place pour faire progresser le développement et la modernisation de l’agriculture.

Il en sera ainsi dans l’encouragement des jeunes diplômés à s’engager dans l’activité agricole. Il en sera de même pour encourager les exploitants agricoles à recourir davantage aux moyens modernes pour améliorer les rendements, pour réaliser une économie de l’eau ou pour développer l’utilisation des énergies renouvelables.

En parallèle, nous vous appelons à vous organiser. Organisez-vous davantage entre exploitants agricoles, au sein des coopératives, au sein des chambres, autour de votre organisation nationale. Plus organisés, vous pourrez mieux profiter des moyens mis à votre disposition, vous pourrez moderniser mieux vos exploitations, vous pourrez défendre plus vos intérêts professionnels. Plus organisés, vous ferez progresser l’agriculture dans la modernisation de ses méthodes et dans l’amélioration de ses résultats.

Chers frères fellahs,

Ma 5ème et dernière remarque concerne les recommandations élaborées et adoptées par vos assises.

Toutes ces recommandations feront l’objet d’une étude diligente par le Gouvernement. Nous dégagerons ainsi avant la fin de l’année une série de mesures pour améliorer le soutien public à l’agriculture, pour valoriser davantage ce secteur économique vital et pour développer aussi la pêche et les forêts.

Cet engagement du Gouvernement envers l’agriculture se veut un témoignage de reconnaissance envers les fellahs. Cet engagement au côté des agriculteurs fait partie aussi de la mobilisation nationale prônée par le Président de la République pour la construction d’une Algérie forte et prospère.

Merci de votre aimable attention.